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Ou alors, la prochaine fois.

Dans ma chère vieille Roanne, le maire sortant n'a pas réussi son pari de gagner dès le premier tour. Pour quantité de raisons (y compris pour lui-même), il serait bon qu'il perde et perde dans la foulée quelques mandats, quelques présidences... Il serait bon qu’il gagne une leçon de savoir-perdre. Qu'on ne s'en fasse pas pour lui : ses amis vont lui trouver un poste. Dans un certain milieu social, être incompétent, n'avoir jamais travaillé, n'avoir aucune culture, n'est pas du tout un handicap. Le carnet d'adresses est un viatique suffisant. 

Peut-être aussi qu'il va rester en place, c'est possible. C'est très dommage (y compris pour lui-même) mais c'est possible. On le perçoit tout de même : une certaine époque est derrière lui. Ses appuis dans les autres communes semblent se déliter. Il s'affaiblit. Je ne crois pas qu’on le reverra de sitôt s’augmenter généreusement de 88 %.

Comme il a été inquiété par la liste "L'Avenir à Gauche en Roannais" au premier tour et le menace au second, sa stratégie va être simple, désormais : caricaturer, moquer et effrayer, de façon à faire passer la liste adverse pour des personnes radicales, extrémistes, légères ou inconséquentes. Tous les moyens seront bons, même les plus vils. Je les connais, lui et son entourage, je les ai vus à l’œuvre : pour détruire ou seulement réduire l’autre, ils ne reculent devant aucune bassesse ou médisance, rumeur et sous-entendus malsains, seul le résultat compte. Pas tous ceux de son entourage, je sais : j'ai connu des personnes de grandes qualités dans son équipe, jadis. Mais je sais de quoi il est capable. Je ne suis plus Roannais, je ne vote pas dans ma chère ville mais j'observe. Yves Nicolin avait été élu à la faveur d'une division de la gauche (bravo Jean Auroux !), réélu à la faveur du solde d’impréparation et de désinvolture de la gauche revenue (bravo Laure Déroche !). Il a été élu chaque fois sans triompher, il n'est pas inexpugnable. Je veux croire en une sorte de pacte entre la vision humaniste des grandes figures de gauche et le peuple de Roanne. Bien sûr, nous ne sommes plus au XIXe, mais je ne crois pas que les Roannais soient épatés par la dorure et les coups de menton, par les anathèmes d’un élu vexé par quelques empreintes dans le ciment frais (pour prendre un exemple des plus comiques) ou irrité par des collages mémoriels sur les féminicides (pour prendre un exemple des plus affligeants). Voir Roanne se livrer encore une fois à une droite d'apparence et de clinquant, auto-satisfaite, conservatrice et peureuse, la voir trahir son passé, n’est pas inenvisageable, mais ça me ferait mal. Ou alors, ce sera pour la prochaine fois.

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